
Du Musée d’Orbe à la Maison de Fondation Pro Urba
Cette page invite au suivi du projet de revalorisation de l’espace muséal de la Fondation.
Le Musée de la rue Centrale 23, fermé depuis 2009, ne répond plus en effet depuis longtemps aux objectifs et aux standards de la muséologie actuelle.
Historique
1883 : comme bien d’autres villes à l’époque, Orbe voit la création d’un Musée destiné à présenter des collections de sciences naturelles (oiseaux et insectes indigènes ou non, fossiles) et de témoins archéologiques et historiques de la région, réunies par diverses personnalités locales.
Logé au premier étage de l’Hôtel de Ville, ce musée fonctionne jusqu’en 1902.
1922 : suite à un regain d’intérêt pour ces collections, réouverture du musée en septembre dans une salle du nouveau collège, rue du Grand-Pont ; la commission en charge recommande la création d’une association destinée à l’entretenir et le développer.
1923 : fondation de l’Association du vieil Orbe – Pro Urba, avec une compétence élargie à l’ensemble du passé historique d’Orbe et du site romain de Boscéaz (publications de plaquettes, fouilles archéologiques).
1947 : Pro Urba reçoit d’Hélène Martin la maison de la rue Centrale 23, qui permet de concevoir un musée plus ample ; le Musée d’Orbe, héritier des fonds de collections du musée antérieur, propose un survol de l’histoire de la ville au travers d’objets et documents appartenant à ou sur des personnalités ayant œuvré à Orbe.
1983 : fin de quelques transformations, et refonte d’exposition à la faveur du cinquantenaire de Pro Urba et du centenaire de l’éphémère musée communal.
2009 : faute de bénévoles, le Musée est fermé. Il ouvre désormais sur demande et lors d’occasions particulières.
2018 : décision de lancer une rénovation de la maison et de moderniser le parcours muséal. Élaboration d’un projet d’envergure, réalisation d’un dossier de présentation.
2020 : lancement des recherches de fonds.
Une nouvelle formule : la Maison de Fondation avec collections
Pour valoriser le riche héritage historique d’Orbe, la Fondation Pro Urba réhabilite le bâtiment et revitalise ses collections. Il s’agit de rendre les lieux conformes aux standards de la conservation et la muséologie actuelles, et de faire du musée non seulement un lieu de conservation et d’exposition, mais aussi un outil de travail dynamique en faveur de la recherche historique et patrimoniale sur une ville au passé trop largement ignoré.
Le rôle muséal de Pro Urba vise à faciliter l’accès des scolaires comme des habitants et des visiteurs à la connaissance du passé d’Orbe, sous une forme synthétique et agréable, suscitant la curiosité.
Un projet en trois étapes
Le projet s’articule en effet en trois étapes, indépendantes les unes des autres mais complémentaires et engagées dès la couverture de leur financement assurée :
– le chantier des collections,
– la réhabilitation du bâtiment,
– le redéploiement actualisé du parcours muséal.
2022 : le « chantier des collections » ou comment (re)découvrir des trésors cachés
Entre janvier et mai 2022, une équipe de stagiaires et diplômés des métiers de conservation-restauration et muséologie ont réalisé, sous la direction de Claire Brizon, la vérification complète de l’inventaire des collections : elle a abouti à une mise à jour du catalogue informatisé – enrichi de quelque 600 entrées supplémentaires ! – qui comprend désormais de 2154 entrées d’objets ou lots, enrichi de la photographie et de l’état de conservation de chaque objet. Les objets ensuite été conditionnés en vue de leur déménagement dans un dépôt extérieur pour le temps des travaux.
Au printemps 2019 déjà, la Haute École HES.SO ARC (Restauration Conservation) de Neuchâtel était venue réaliser l’évaluation spatiale des collections et la détermination de leur conditionnement optimal. En parallèle, des expertises ont été menées sur certains fonds anciens par les Musées cantonaux de zoologie, de géologie et d’archéologie, menant à l’occasion à des dépôts spécifiques auprès de ces institutions.
2024 : le bâtiment – travaux et valorisation des espaces
La maison de la rue Centrale 23, édifice remontant au XVIIIe siècle, est un témoin important d’un intérieur bourgeois du XIXe siècle.
L’intervention sur le bâtiment vise une réhabilitation respectueuse de ses nombreux éléments anciens tout en permettant une utilisation optimale et contemporaine des espaces disponibles.
Principales interventions :
– réfection de la toiture et isolation
– rénovation de l’enveloppe extérieure,
– amélioration des deux niveaux du parcours muséal,
– nouvelle occupation des combles.
Ce réaménagement assurera une distribution du parcours muséal aux normes ECA, comme il offrira dans les combles des espaces de travail facilitant les activités de Pro Urba (bureau, bibliothèque), la consultation de ses archives ou l’accueil de chercheurs de passage (tables de consultation et d’étude, dépôt des petites collections).
2025 : le renouvellement du contenu et des expositions
La revitalisation des collections vise à les valoriser au travers:
– d’un parcours permanent, présentant quelques épisodes et personnalités marquantes de l’histoire de la ville depuis le Moyen-Âge, sans viser l’exhaustivité. Le survol offert pose ainsi les jalons importants de son évolution, illustrée au moyen de tout type d’objets.
– d’expositions temporaires thématiques, estivales et limitées à une ou deux salles, conçues pour exploiter des fonds ou des sujets spécifiques non présentés dans le parcours permanent.
2025-2026 : le bâtiment – travaux, découvertes et valorisation des espaces
La maison de la rue Centrale 23, figurée sur le plan de ville de 1813, est un témoin important d’un intérieur bourgeois du XIXe siècle. Un beau lé de papier peint datant autour de 1830 a été retrouvé à la faveur des travaux en cours dans une pièce du premier étage, occulté par une vitrine d’angle installée durant le XXe siècle. De même, une petite pièce du rez s’avère conserver cinq papiers peints successifs, le dernier du début du XXe siècle. Très variés, ils témoignent de l’évolution des goûts en matière de décoration d’intérieur, générant une nouvelle question de valorisation propre au sein du musée.
Par ailleurs, les investigations menées sur le bâti ont révélé que la maison est édifiée sur une ancienne tour d’angle de l’enceinte médiévale de la ville : l’importante largeur des murs, en particulier au caveau où elle atteint 2 m, et la (re-?)découverte d’existence de trois meurtrières – dont deux conservées, à la forme typique – font remonter l’édifice au XVe siècle au moins.
L’intervention sur le bâtiment vise une réhabilitation respectueuse de ses nombreux éléments anciens tout en permettant une utilisation optimale et contemporaine des espaces disponibles.
Principales interventions réalisées ou en cours :
– réfection de la toiture : nécessaire, elle s’est avérée plus importante que prévu, car plusieurs poutres majeures se sont révélées complètement pourries (pour les rives noyées dans les murs et dont invisibles à l’examen initial) ou fissurées et demandant un doublement ou un support ;
– isolation thermique du bâti selon la LVLEne et la norme SIA 180/1 au niveau des combles et des pièces en façades du rez et du premier étage ;
– rénovation de l’enveloppe extérieure : nouvelle palette de teintes dans la tradition du XVIIIe siècle ;
– mise aux normes ECA : bâtiment à destination publique, il doit respecter des normes anti-incendie très strictes, étendues au-delà du minimum requis en raison de l’agencement intérieur des espaces ;
– amélioration des deux niveaux du parcours muséal ;
– mise en valeur des papiers peints découverts et des caractéristiques médiévales ;
– installation d’un système de sécurité efficient, pour moitié financé par le projet « sécurité des musées » du Fond d’utilité publique du Canton de Vaud.
Ce réaménagement assurera une meilleure distribution du parcours muséal, comme il offrira dans les combles des espaces de travail facilitant les activités de Pro Urba (bureau, bibliothèque), la consultation de ses archives ou l’accueil de chercheurs de passage (tables de consultation et d’étude, dépôt des petites collections).
Les impondérables découverts lors du chantier comme le renforcement et l’extension des normes légales a toutefois induit un surcoût conséquent au chantier, de l’ordre de CHF 190’000.- Une somme que nous devons donc couvrir par une nouvelle recherche de fonds.
Vous voulez nous soutenir ? Toute contribution est bienvenue ! Une plaquette de présentation détaillée du projet est disponible auprès de la Fondation.
BCV – A 0680.36.30 – CCP 10-725-4 IBAN: CH55 00767 000A 0680 3630
Nos mécènes et partenaires financiers
Sans leur intérêt et leur soutien, le projet n’aurait pu être engagé :
Fonds d’utilité publique du Canton de Vaud
Loterie romande
Ernst Göhner Stiftung
Soutien institution publique cantonale SERAC
Orllati Real Estate SA
Fondation Bataillard
Protection des biens culturels – PBC
Vaudoise Assurance
Rêv Immob
Commune d’Orbe
et une… généreuse mécène privée !!!
